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70. GT & Sports Car Cup

4 juillet 2007

Ce nouveau plateau, qui était orchestré par Vanessa & Flavien Marçais [1], a tenu toutes ses promesses : parmi les trente voitures engagées dans cette course, on trouvait des modèles prestigieux comme des Jaguar Type E, des AC Cobra, des Austin Healey 3000, une Ferrari 250 GT, des Mustang et bien sûr, des Triumph TR4 !

La séance de qualification s’est déroulée samedi en fin d’après-midi, sous une pluie diluvienne. Pour les pilotes de la Triumph n°44, la prudence était de mise sur cette piste détrempée et extrêmement piégeuse. Plusieurs pilotes en avaient malheureusement fait les frais durant la journée.

 
Les conditions climatiques étaient beaucoup plus clémentes dimanche matin, avec le retour d’un ciel très ensoleillé. Christophe s’élançait en fond de grille aux côtés de la Mustang n°35, déclassée en dernière position pour un problème de conformité lié à son arceau de sécurité (information non confirmée). La piste avait eu le temps de sécher, mais cela n’a malheureusement pas empêché la sortie du "savety car" [2] à deux reprises au cours de la première demi-heure de course...

Le premier incident est intervenu dès le second tour au niveau du pont Oscar : alors qu’il se trouvait dans les échappements de l’AC Cobra de Bryant, le pilote de la Lotus n°6 a perdu le contrôle de sa voiture au freinage, et a percuté le rail de sécurité. Le moteur de la Lotus semble être à l’origine de cette perte d’adhérence, vue l’importante quantité d’huile répandue sur la piste, entre le virage de la gare et l’endroit de l’impact. La course était immédiatement neutralisée, le temps pour les commissaires d’évacuer la voiture et de nettoyer la piste maculée d’huile. Une dizaine de minutes plus tard, le drapeau vert signalait la fin de l’intervention et la reprise de la course. Les premiers arrêts aux stands ne tardaient pas, puisque l’on approchait déjà la 20ième minute de cette endurance.

 
Photo : Hervé Margolles
Comme prévu, Christophe restait sur la piste [3]. Il revenait rapidement à hauteur de la Ferrari 250 GT sous le regard très anxieux de JM : la marque au cheval cabré faisait en effet ressurgir de très mauvais souvenirs dans l’esprit de toute l’équipe !
Comme pour conjurer le mauvais sort, Christophe déboîtait la belle italienne à l’entrée de la ligne droite, comme il l’avait fait en 2006 au même endroit avec une autre Ferrari, mais le "remake" ne se terminait pas en carambolage cette fois-ci !

Photo : Arnaud Parmantier
 
A la demi-heure de course, un deuxième incident frappait à nouveau la tête de la course, animée par la Lister Jaguar n°82 et par l’Austin Healey n°75. Au 11ième tour, la Lister réalisait son meilleur chrono en 1:39:314. Deuxième derrière la Jaguar, l’Austin Healey améliorait elle aussi son meilleurs chrono en 1:40:476. Au 13ième tour, la Lister Jaguar échappait au contrôle de son pilote dans la redoutable courbe des grandes tribunes. Le choc était très violent comme en témoigne la photo ci-contre.

Les stands étaient en effervescence, car les concurrents qui ne s’étaient pas encore arrêtés profitaient de cette nouvelle neutralisation pour effectuer le changement de pilote !

Les voitures regroupées derrière le
Les voitures regroupées derrière le "Savety Car"
Photo : Hervé Margolles
 

L’équipe adaptait sa stratégie à la situation et s’empressait de faire rentrer Christophe, quelques minutes avant l’heure initialement prévue.
Après un passage éclair par la voie des stands, la Triumph 44 reprenait la piste entre les mains de Jean-Michel, qui devait patienter quelques tours de plus derrière le "savety car".





Peu rassuré après la séance d’essais libres effectuée sur le circuit de Pau-Arnos, et après les essais très difficiles effectués la veille sous la pluie, JM découvrait enfin la TR4 sur une piste sèche et praticable.

Comme lui avait confié Christophe au moment du relais, les nouveaux réglages de la suspension avaient nettement améliorés la tenue de route ! L’anxiété s’effaçait donc au fil des tours pour laisser la place au bonheur, quand JM franchissait la ligne d’arrivée sous les applaudissements de toute l’équipe : le drapeau à damiers récompensait le travail titanesque réalisé sur la voiture.

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[1] Interview de Flavien Marçais
par Gilles Bonnafous le 25-05-2002

[2] voiture de sécurité

[3] Le règlement autorise le changement de pilote entre la 20ième et la 40ième minute

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